Les unités de pression et leurs équivalences
| Unité | Symbole | En pascals |
|---|---|---|
| Bar | bar | 100 000 Pa |
| Livre par pouce carré | psi | 6 895 Pa |
| Pascal | Pa | 1 Paunité de base |
| Kilopascal | kPa | 1 000 Pa |
| Hectopascal | hPa | 100 Pa |
| Atmosphère normale | atm | 101 325 Pa |
| Millimètre de mercure | mmHg | 133,322 Pa |
| Pouce de mercure | inHg | 3 386 Pa |
Questions fréquentes
Combien de psi pour 2,3 bars de pression de pneu ?
33,4 psi. Un bar vaut 14,5038 psi, et la plupart des notices anglo-saxonnes arrondissent à 33 ou 34. Le rapport se retient facilement : multipliez par 14,5 pour aller du bar au psi, divisez par 14,5 pour revenir. Une pression de 2,0 bars fait 29 psi, 2,5 bars font 36,3 psi, et 3,0 bars 43,5 psi.
Pression relative ou pression absolue ?
Un manomètre de gonflage mesure l'écart avec l'air ambiant, pas la pression réelle du gaz. Un pneu affiché à 2,3 bars contient donc de l'air à 3,3 bars absolus, puisque l'atmosphère en ajoute environ un. Les fiches techniques notent parfois barg pour la pression relative et bara pour l'absolue, et les tables anglo-saxonnes psig et psia. Le calcul de ce convertisseur ne change pas l'origine de l'échelle : il convertit une valeur, relative ou absolue selon ce que vous saisissez.
Pourquoi la météo emploie-t-elle des hectopascals ?
Parce que l'hectopascal vaut exactement un millibar, l'unité employée avant lui. Le passage au Système international n'a donc changé que le nom : 1013 hPa aujourd'hui, 1013 mbar hier, le même chiffre sur la même carte. La pression atmosphérique normale vaut 101 325 pascals, soit 1013,25 hPa ou 1,01325 bar, et une dépression sous 980 hPa annonce une tempête.
Faut-il gonfler ses pneus à froid ou à chaud ?
À froid, et c'est ainsi que sont données les valeurs du constructeur. Rouler échauffe l'air enfermé, dont la pression monte d'environ 0,1 bar tous les dix degrés : un pneu à 2,3 bar par vingt degrés en affiche près de 2,5 après une heure d'autoroute. Ce n'est pas une fuite qui se comble, c'est la loi de Gay-Lussac, et dégonfler un pneu chaud pour revenir à la valeur du manuel le laisse sous-gonflé une fois refroidi.
Pourquoi le vide se mesure-t-il en millibars absolus ?
Parce qu'un vide se compte à partir de rien, jamais à partir de l'air ambiant. Un manomètre de garage ne peut d'ailleurs pas descendre sous moins un bar, puisque la pression absolue ne devient jamais négative. Les échelles du vide partent donc de 1013 millibars, la pression atmosphérique : une pompe à palettes atteint le millibar, une pompe turbomoléculaire descend à 0,0000001 millibar, et la lyophilisation travaille vers 0,5 millibar.
Dix tonnes par mètre carré, et personne ne les sent
Le pascal est si petit qu'une feuille de papier posée à plat n'en exerce guère plus d'un : quatre-vingts grammes par mètre carré pèsent 0,78 newton, donc 0,78 pascal. L'air, lui, appuie sur chaque mètre carré avec 101 325 pascals, l'équivalent de dix tonnes. Rien ne s'effondre parce que la pression s'exerce dans toutes les directions à la fois et que l'intérieur du corps pousse autant que l'extérieur. C'est en la retirant qu'on la révèle : une ventouse ne tient à rien d'autre.
Le millimètre de mercure vient d'une expérience de Torricelli, en 1643, qui retourna un tube plein de mercure dans une cuve et vit la colonne s'arrêter vers 760 millimètres. Avec de l'eau, treize fois et demie moins dense, il aurait fallu un tube de dix mètres et un balcon. L'unité a presque disparu, sauf en médecine : la tension artérielle se dit encore en millimètres de mercure dans le monde entier, dernier bastion d'une échelle vieille de quatre siècles.