Les unités de données et leurs équivalences
| Unité | Symbole | En octets |
|---|---|---|
| Téraoctet | To | 1 000 000 Mo |
| Gigaoctet | Go | 1 000 Mo |
| Mégaoctet | Mo | 1 Mounité de base |
| Kilooctet | ko | 0,001 Mo |
| Octet | o | 0,000001 Mo |
| Tébioctet | Tio | 1 099 512 Mo |
| Gibioctet | Gio | 1 074 Mo |
| Mébioctet | Mio | 1,04858 Mo |
| Mégabit | Mb | 0,125 Mo |
| Bit | bit | 0,000000125 Mo |
| Pétaoctet | Po | 1 000 000 000 Mo |
| Pébioctet | Pio | 1 125 899 907 Mo |
| Kibioctet | Kio | 0,001024 Mo |
| Gigabit | Gbit | 125 Mo |
Questions fréquentes
Pourquoi mon disque de 1 To affiche-t-il 931 Go ?
Le fabricant compte en base 10 (1 To = 1 000 milliards d'octets), le système en base 1 024. 10¹² divisé par 2³⁰ donne 931 : aucun espace n'a disparu, seule l'unité d'affichage change. Le terme exact pour ce que Windows nomme Go est en réalité gibioctet.
Mo ou Mb pour ma connexion ?
Les débits s'annoncent en mégabits par seconde (Mb/s), huit fois plus petits que les mégaoctets. Une fibre à 800 Mb/s télécharge donc environ 100 Mo par seconde.
Un octet a-t-il toujours valu huit bits ?
Le byte, non ; l'octet, oui. Le mot byte désignait à l'origine le groupe de bits nécessaire pour coder un caractère, et sa taille suivait la machine : six bits sur les calculateurs CDC, sept, neuf sur les PDP-10 à mots de 36 bits. Le français a forgé octet précisément pour lever cette ambiguïté, et les normes de réseau emploient le même mot pour la même raison quand la précision compte. La norme IEC 80000-13 a tranché : l'octet vaut huit bits, et il s'écrit B en anglais, o en français.
Combien pèse un caractère de texte ?
De un à quatre octets, selon l'alphabet. En UTF-8, l'encodage de presque tout le web, une lettre latine sans accent tient sur un octet, une lettre accentuée ou une lettre cyrillique, grecque, hébraïque ou arabe en prend deux, un idéogramme chinois, japonais ou coréen et la plupart des caractères indiens en prennent trois, un émoji quatre. Le même texte de mille caractères pèse donc environ 1 ko en anglais, 1,1 ko en français, 2 ko en russe et 3 ko en japonais. Les émojis composés vont plus loin : un drapeau ou une famille assemblés par jointure valent 8 à 25 octets à eux seuls.
Pourquoi un fichier de 3 ko occupe-t-il 4 ko sur le disque ?
Parce qu'un système de fichiers n'alloue pas l'espace à l'octet mais par blocs. NTFS, ext4 et APFS emploient par défaut des blocs de 4 kibioctets : un fichier de 500 octets en occupe 4 096, et dix mille petits fichiers de ce genre consomment 40 Mo pour 5 Mo de contenu réel. La fenêtre des propriétés de Windows affiche d'ailleurs les deux chiffres, taille et taille sur le disque. Sur une carte mémoire formatée en exFAT, dont le bloc atteint souvent 128 kibioctets, l'écart devient spectaculaire.
Le kilo qui vaut 1024 n'est pas un kilo
Un préfixe du Système international multiplie toujours par mille : kilo vaut 1000, méga un million, giga un milliard. L'informatique a longtemps détourné ces préfixes pour désigner des puissances de deux, un kilooctet valant alors 1024 octets. La norme IEC 80000-13, publiée en 1998, a tranché en créant des préfixes binaires distincts : le kibioctet vaut 1024 octets, le mébioctet 1024 kibioctets, et ainsi de suite. Le kilooctet est redevenu ce qu'il aurait toujours dû être, mille octets.
L'écart se voit sur toute carte mémoire achetée. Un disque vendu pour un téraoctet contient bien mille milliards d'octets, mais Windows les compte en unités binaires et affiche 931 gigaoctets, un tiers de téraoctet paraissant s'être évaporé. Rien n'a disparu, deux systèmes de comptage se croisent. Le second piège tient à un simple changement de casse : le b minuscule désigne le bit, le B majuscule l'octet, et huit bits font un octet. Une fibre annoncée à 1 gigabit par seconde livre donc au mieux 125 mégaoctets par seconde.